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Novillada aux arènes Francis San Juan...

Lunel 2016
Lunel 2016
Pour ce dernier jour de Pescalune, place à la tauromachie espagnole.

Pour débuter ce dernier jour de festivité, les Arènes Francis San Juan accueillent une démonstration équestre à 10h30. Ce spectacle gratuit mettra en lumière l'art équestre et surtout le travail du cheval. À 11h, le public pourra assister à la compétence pour les écoles tauromachiques avec un bolsin sans mise à mort, une bonne accasion pour les novices de découvrir et de comprendre un peu mieux tout l'art de la
tauromachie espagnole. Au programme : 4 becerros de la ganaderia Rafael Durand. (Entrée libre et gratuite).
Puis à 18h, place à la traditionnelle novillada avec des bêtes de la ganaderia Blohorn en piste pour Manolo Vanegas, Alejandro Marcos et Tibo Garcia, 3 novilleros plein de talent. A noter qu'en préambule de la Novillada, le public pourra assister à une démonstration équestre qui débutera à 17h30.
L’histoire de la ganaderia Blohorn commence en 1962 lorsque Henri d’Andecy fait l’acquisition d’une trentaine de vaches et d’un étalon de Sol (origine Gamero Civico) qu’il installe sur les 525 hectares du Mas de Carrelet, près de Méjanes, une propriété appartenant à André Blohorn, un industriel marseillais du savon qui réside le plus souvent à Abidjan (Côte d’Ivoire) avec qui il s’associe. Hélas, le troupeau, touché par la fièvre aphteuse, doit être abattu l’année suivante (1963).
Nouvel achat de vingt vaches de Sol et d’un toro d’origine Perez Tabernero (1964) pour remonter une ganaderia dont le fer sera un trèfle à quatre feuilles et la devise les couleurs du drapeau de la Côte d’Ivoire : orange, blanc et vert. Première sortie à Saint-Gilles en 1969 puis des sorties sans grands succès jusqu’en 1995 où Bruno Blohorn, qui entretemps, après le retrait de son père (1989) puis d’Henri d’Andecy (1991) a repris seul les rênes de l’élevage (aidé dans sa tâche par Patrick Alarcon, son nouveau mayoral) décide de faire abattre toutes ses vaches d’origine Sol et de les remplacer par une trentaine de femelles non tientées achetées chez Jandilla. La première sortie (avec succès) des nouveaux produits eut lieu en 2000 à Arles lors d’une sans picadors matinale, puis deux ans plus tard, toujours à Arles, début en piquée. Début en
corrida en 2006, encore à Arles, puis des résultats irréguliers avec un bon novillo à Lunel en 2010 qui permet le triomphe d’Alberto Lopez Simon qui lui coupe les deux oreilles. En 2014, la ganaderia a obtenu le prix décerné par l’Association des Critiques Taurins de France au meilleur lot de novillos lidié dans le sud-est.


L'ESSENTIEL :
Billetterie de la novillada
Dimanche 17 juillet 2016 à 18h aux arènes F. San Juan
Bar Le Pavillon :
– le vendredi 15 juillet, de 17h à 19h,
– le samedi 16 juillet, de 17h à 19h,
– le jour même de la novillada aux guichets des arènes dès 10h
Renseignements & réservations :  06 25 08 39 30 (Novillada)
www.lunel.com


Les Novilleros
Manolo Vanegas
Né à Seboruco (Vénézuela) le 18 mai 1993, Euder José Vanegas Fernandez « Manolo VANEGAS » a baigné dans une ambiance taurine avec un grand-père novillero, un père organisateur de spectacles comico-taurins comportant une partie sérieuse, et un cousin matador de toros (César Vanegas). Il affronte dès l’âge de neuf ans des becerros dans le spectacle de son père, puis fait ses débuts en 2008 à Tovar en novillada sans picadors. Fin 2010, il est remarqué par Domingo Lopez Chaves qui le ramène en Europe et devient son apoderado. On le vit ainsi en 2013 à ALÈS où il coupa les deux oreilles d’un eral de Valverde. Il débute en piquée le 9 août suivant à Gijon où il se fait blesser par son premier novillo.
Depuis le printemps 2014, il a confié la gestion de sa carrière à Philippe Cuillé et Didier Cabanis. Ses sorties lors des dernières temporadas l’ont vu de nombreuses fois à son avantage, triomphant à de nombreuses reprises, passant avec succès deux fois par Madrid, mais aussi en France où il fut triomphateur à Arles, Carcassonne, Vauvert , Alès, ou au Vénézuéla à Valencia. Il a été déclaré meilleur novillero de la temporada 2015 dans le sud-est de la France par l’Association des Critiques Taurins et par l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard.
Alejandro Marcos


Né à La Fuente de San Esteban (Salamanca) le 3 avril 1994, il intègre l’école taurine de Salamanca et réalise sous la houlette de Juan José un parcours remarqué dans la catégorie des novilladas sans picadors, une trajectoire qui le conduira à passer en piquée le 6 avril 2014 à Ledesma face à des novillos de Julian Garcia. La saison 2014 se soldera par
11 paseos pour 15 oreilles. L’année suivante, il laissera une bonne impression pour sa présentation à Las Ventas le 1er mai 2015 face à des novillos de González Sánchez-Dalp (salut et palmas), réalisant une belle temporada de 20 novilladas (12 oreilles), repassant par Madrid et gagnant notamment le très convoité Zapato de Oro d’Arnedo en coupant deux oreilles à ses novillos de Fuente Ymbro après avoir auparavant ouvert la Puerta Grande des arènes de Salamanca.


Tibo Garcia
Né à Nîmes le 3 juin 1997 dans un milieu non aficionado, il découvre la tauromachie le 10 avril 2009 en assistant au mano a mano arlésien entre Juan Bautista et Sébastien Castella. C’est le déclic qui le fera entrer au mois de septembre suivant à ’école taurine d’Arles. Il affronte son premier becerro en public en août 2010, puis rejoint l’école taurine de Béziers. Il rejoint les rangs de Centre Français de Tauromachie. Première mise à mort en privé en 2012 et première novillada sans picadors à Rieumes en 2013 où il coupe une oreille d’un eral du Marquis d’Albaserrada, finissant la temporada avec 11 paseos pour 15 oreilles et deux queues. Il passera ensuite par l’école El Toreo avant de confier la gestion de sa carrière à Serge Almeras. Un accident de voiture survenu en février 2014 lui fera manquer toute la temporada. Remis de ses blessures, il partira s’entrainer en Andalousie en fin d’année et parviendra, grâce à l’ancien matador Ruiz Miguel, à se présenter au concours des écoles taurines locales, terminant à la cinquième place de l’épreuve. De retour en France, il remportera le Bolsin de Bougue et participera avec succès à de nombreuses novilladas sans picadors dans le sud-est comme dans le sud-ouest de la France, finissant vainqueur à Rodilhan du Bolsin Nîmes Métropole. Il a été pour cela honoré par l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard du Sud-Est qui l’ont élu meilleur novillero dans la catégorie.

 

(communiqué)