Aire sur l'Adour (1/05/2013) : César sous la pluie

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Photo : Roland Costedoat
Photo : Roland Costedoat
C'est sous de fortes ondées que se déroula la seconde moitié de la novillada des Arsouillos aturins. La plus intéressante en fait.

Le bétail de Jacques Giraud, bien armé mais très disparate dans son ensemble avait donné jusque là un jeu peu intéressant: fuyant sous le cheval et cherchant l'homme sous les leurres. Le quatrième fut du même acabit mais les deux derniers permirent aux toreros de s'exprimer plus facilement. Le dernier avait une certaine noblesse.

Mario Acalde est déjà un vieux routier. Il montra, à son second passage, qu'il n'était pas là par hasard. Ce furent de bonnes séries courtes, car le toro permettait vraiment peu, mais centrées et profondes. Il tua mal et la pluie doucha les enthousiasmes.

Le Vénézuélien César Valencia possède cette entrega des toreros latinos. Agréable à la cape qu'il manie avec douceur et élégance, il est également spectaculaire aux banderilles: il le montra à son second passage. Il fit preuve de beaucoup de volonté tout au long de cette après-midi. S' il fut parfois désarmé et frôla de sévères corrections ce fut le fruit d'une volonté qui ne se démentit pas. Cette décision il la montra aussi à l'épée portant une estocade entière spectaculaire au cinquième qui roula sous ses pieds.

A son second passage Borja Jimenez, partit à genoux à la porte du toril. Le toro sortit comme un bolide et il ne dut son salut qu'à un plongeon spectaculaire. Par la suite il bandérilla médiocrement mais avec la muleta il se rattrapa largement. C'était le meilleur de l'envoi, il débuta au centre à genoux puis, avec beaucoup de fermeté et de l'élégance il le le conduisit dans des séries courtes mais qui firent leur effet. Hélas, il connut des difficultés à la mort et dut se contenter d'un salut.

Pierre Vidal

 

Aire-sur-l'Adour, mercredi 1er mai. 1/3 d'arène. Pluie au 3ème toro.

6 novillos de Jacques Giraud

Mario Alcalde en lilas et or: silence et ovation .

César Valencia en gris souris et noir: saluts et une oreille avec pétition de seconde.

Borja Jimenez en bleu outre-mer et or: silence et tour de piste.  

 

Voir le reportage photographique : Roland Costedoat