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Thomas Joubert : "Il n'a jamais été question pour moi d’arrêter ma carrière..."

©ElTico
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Ce samedi matin, c'est à la ganaderia du Scamandre, chez Olivier Riboulet, que le matador de toros Thomas Joubert et sa peña avaient convié les donateurs de la cagnotte "leetchi" initiée il y a quelques mois par notre ami Blaise Volckaert, à une sympathique matinée au campo.

Rappelons que Blaise Volckaert, chef de cuisine de sa profession, grand aficionado et contributeur photographique de plusieurs ouvrages spécialisés, ému par le grave accident dont avait été victime le torero à Bayonne le 1er septembre dernier, avait lancé en ligne sous forme de cagnotte un appel à dons de façon à lui permettre de remplacer le costume de lumières déchiré ce jour là. Après quelques mois de publication et de contributions, la cagnotte a été remise à Thomas et celui-ci a pu, si ce n'est remplacer, faire réparer son costume et s'acheter un peu de matériel pour débuter la saison.

Face à deux vaches du cru, l'arlésien s'est offert un bel entraînement ensoleillé en vue de la prochaine échéance qui se présente à lui, le lundi de Pâques dans les arènes de sa ville.
« C'est une matinée importante pour moi à plusieurs titres. Dans un premier temps, elle me permet de remercier les gens qui ont contribué à cette cagnotte. Puis, c'est un entraînement de plus dans le cadre de ma préparation pour Arles. En plus, ce qui est très intéressant quand on vient tienter chez Olivier, c'est l'âge et le volume des vaches. Je viens de rentrer d’Espagne où j’ai pu faire pas mal de campo grâce notamment à Jean-Baptiste (Jalabert) dans la région de Salamanque et j’ai pu partager une immersion avec les aficionados dans un séjour avec "Andalucia Aficion". Je profite de toutes les occasions pour parfaire ma préparation en vue de ce rendez-vous qui peut conditionner la suite de ma saison et peut-être ma carrière."
"Il n'a jamais été question pour moi, contrairement à ce qui a été écrit, d’arrêter ma carrière. Même après la blessure, je n’y ai pas pensé. Actuellement, je me sens très bien, j’ai tué des toros en privé et j’ai eu de très bonnes sensations. Il me reste maintenant à le faire en public, dans des arènes de première catégorie."
"Je fais tout ce qui est possible pour aborder ce rendez-vous essentiel en pleine possession de mes moyens."
"Avec Alain (Montcouquiol), le but que nous poursuivons, c'est de revenir à Madrid. Mais avant celà, il y a Arles et c'est ma seule préoccupation pour l'instant."

Une fois l'entraînement terminé et alors que l'assistance se dirigeait vers l'apéritif à base de produits estampillés "Délices du Scamandre" servi dans la cour du Mas de Madame, nous proposons notre aide au Maestro pour porter ses trastos jusqu'à sa voiture.
"Non merci. C'est gentil mais j'ai deux bras. Un torero doit porter ses affaires lui-même. C'est ce que me disait Antonio Corbacho lorsqu'il voyait arriver des jeunes toreros avec leur Mercedes et des gens pour porter leurs affaires... "Si tu veux être torero, tu dois porter tes affaires...".
Si le torero a été châtié, l'homme, lui, n'a pas changé...

Laurent ElTico Deloye


Voir le reportage photographique : ElTico