
Photo : El Tico |
La proximité de la station de météo de Montpellier-Fréjorgues n'arrange en rien les affaires de la plaza Palavasienne. Après les rendez-vous compliqués du mois de mai dernier, où la pluie qui tombait drue sur tout le reste du département avait certainement privé les organisateurs d'un no hay billetes historique pour une corrida de Margé, historique... c'est le vent qui s'est invité pour cette novillada d'automne. Et qui a certainement découragé quelques spectateurs, mais aussi complètement faussé une course qui sans cela, aurait certainement été très intéressante.
Et ce en grande partie en raison du bon jeu donné par les novillos de Pierre-Marie Meynadier, à l'exception des deux premiers faibles. Sérieux de présentation (2ème et troisième en dessous - 6ème supérieur, né en octobre 2006), les pensionnaires du Mas de Belhombre se sont révélés mobiles et encastés, ce qui associé aux bourrasques de vent marin, a ajouté aux difficultés rencontrées par les piétons. Mais ceux-ci n'ont pas été en reste, brindant tour à tour leur premiers adversaires au public avant de devoir constater avec beaucoup de dépit qu'ils n'avaient pas toutes les cartes en main aujourd'hui.
Thomas Joubert a semblé le plus géné par les conditions atmosphériques de ce dimanche. Incapable de poser son toreo habituellement fin et inspiré, il a de plus connu les pires difficultés épée en main.
Christian Escribano a été contracté pour remplacer le Mexicain Arturo Saldivar, blessé. Il toucha un premier adversaire mansote et faiblard qu'il parvint à capter pour quelques beaux passages à gauche à l'abri des planches. La mort fut laborieuse. Face au cinquième, il réussit à construire une faena technique a un toro à la charge parfois désordonnée, mais qui transmettait beaucoup. Faisant preuve d'une belle aguante, le toro le toisant régulièrement, il lui servit toutefois les plus beaux muletazos de la tarde avant de pécher une nouvelle fois aux aciers.
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