Un lot de luxe proposé à nouveau par Rafaël Finat, Comte de Mayalde : six novillos bien roulés qui ont donné du jeu sans tomber dans la mièvrerie. Le quatrième s’est distingué et aurait pu faire un tour de piste. Le sixième a donné du fil à retordre.
La bonne surprise du jour ce fut Mario Guirao le voisin d’Hagetmau qui se produisait pour la seconde fois de sa carrière. Il a étonné par sa classe à la cape comme à la muleta. Il fait les choses bien. Son toreo classique, sans concession a porté sur le public sous le charme. De la douceur dans ses manières, une vraie intelligence du combat, citant les novillos de loin. Il fut long à la mort et serait, sans cela, sorti en triomphe.
Il était en bonne compagnie, Arturo Saldivar, solide espoir Mexicain qui a perdu lui aussi les trophées à l’épée après des travaux allurés mais peu engagés. Juan del Alamo lui aussi est passé à côté du triomphe. Décidé le jeune Salmantino a montré qu’il avait du métier, surtout à son premier passage, mais il a perdu en fraîcheur et en naturel. Au total une après-midi, prenante avec la découverte de Mario Guirao. C’était une bonne idée de l’avoir mis et il fera reparler de lui si on lui donne sa chance.
Pierre Vidal
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