Féria du Rhony - 28 mars 2007

6 toros de Gilbert MROZ 6

Pour Marc SERRANO ; Jonathan VEYRUNES et Ivan FANDINO

 

En tauromachie, il faut une conjonction d'éléments favorables pour qu'une tarde soit réussie.

Lorsqu'on est une petite plaza, et que l'on ne dispose que de peu de moyens, c'est encore plus difficile, car on doit se passer et des toreros et du bétail "de garantie", car cette qualité, pour aléatoire qu'elle soit, se paye.

Mais, au risque de voir disparaître la tauromachie, faute de cette "tradition taurine ininterrompue" voulue par la Loi en terres dites "taurines", il faut encourager les organisateurs à poursuivre leurs efforts en espérant que "la mayonnaise prenne". C'est ce qu'avaient décidé les spectateurs qui remplissaient aux 4/5 èmes les étagères aujourd'hui.

Prenez Vergèze en effet : Les impresas s'étaient adjoint les services de Marc Serrano, en manque de reconnaissance sur le territoire national, mais triomphateur régulier outre-atlantique ; Jonathan Veyrunes, les dents aiguisées car jouant aujourd'hui sa saison sur deux toros ; et Ivan Fandino, l'ibère de service présent sur tous les encarts publicitaires de la toile de l'autre côté des Pyrénées. Rajoutez à cela les six "derniers" bichos de Gilbert Mroz, bien décidé à ne pas rater sa sortie et le soleil, en prime. Et bien, il manqua le petit quelque chose qui fait basculer une corrida.

En effet, si les toros manquèrent de pattes en général, plusieurs d'entre eux étaient suffisamment nobles pour permettre plus que ce qui nous a été montré, pour différents raisons.

Marc Serrano coupa l'oreille de son premier toro, qui garda pourtant la tête haute jusqu'au bout. Par la suite, il n'arriva pas à intéresser son second opposant au combat, qui se réfugia aux planches et livra une fin de faena heurtée et oppressante.

Jonathan Veyrunes eut à faire à un premier adversaire invalide. Devant son second, il ne put conclure qu'au troisième envol, et reçut une oreille très demandée par son "fan -club". Plus sérieusement, il est dommage que Jonathan n'ait pas eu plus de réussite à l'épée, car quelques belles séries nous ont été offertes grâce à un toro des plus nobles.

Ivan Fandino fut le moins bien servi de la soirée : Un premier adversaire très faible et un dernier dont on s'attendait à tout instant à le voir s'envoler aux planches tant il était armé comme un cocardier. Quelques détails toreros, tout de même, qui demandent à être revus.

Laurent Deloye "El Tico"

reportage photographique

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