Les précédents n'avaient d'ailleurs pas été épargnés puisqu'avant Marca, ce sont Santiago López ; Tomás Campuzano et Gonzalez de Caldas qui se sont succédés aux intérêts de l'Andalou, avant de se voir évincés ou de s'éloigner prudemment, jugeant les pratiques familales peu orthodoxes.
Reste à savoir si cette réputation de "bad boy" va nuire ou au contraire servir les ambitions de Daniel Luque, à une époque où, dans d'autres domaines que la tauromachie fort heureusement, faire "le buzz" semble plus utile à une carrière que le talent intrinsèque. Et pourtant, Dieu sait que du talent, il en a le sévillan...
Un ganadero fort en gueule de mes amis m'a un jour déclaré : "Un Matador de Toros, ça ne fait pas caca..." Une façon comme une autre de dire que ces hommes ne sont pas faits du même bois que nous autres. Si toutefois comme à Nîmes cette année, il se permet de siffler pour déclencher la pétition d'oreille comme un footballeur singerait la fracture du fémur pour réclamer un penalty, ce matador là ressemblera de plus en plus à ce pantin dérisoire, avide de gloire et d'argent que nous reprochent les anti-corridas et en aucun cas au modèle dont doivent s'inspirer les élèves de nos écoles de tauromachie.
Laurent Deloye "El Tico"