Patrick s'accorda donc à tous ces facteurs en baissant fortement le leurre, tout en laissant entrevoir quelques délices de sa tauromachie pure et sincère. C'est à gauche, là où on l'attendait le moins qu'il nous régala de quelques naturelles infiniment lentes et profondes. Ce bon becerro ainsi dominé se laissa finalement plus désirer. Une atravesada, une demie lame. Une oreille.
Vincent Cardo lui aussi hérita d'un Fernay et connut un début difficile à la cape face à cet exemplaire plus fougueux encore que l'autre mais qui poussa fort et bien sous le fer à deux reprises. Dans la muleta il révéla le meilleur exemplaire de l'après midi, franc dans le leurre, toujours au galop et terminant les passes loin derrière. Vincent prut propre et préparé devant, exploitant à fond les qualités de becerro mais sans baisser suffisamment les mains. Un pinchazo, une entière, une oreille et vuelta posthume au becerro.
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