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En effet et très rapidement, le jeune garçon démontre de réelles aptitudes au sein du Centre de Tauromachie de Nîmes présidé par Brigitte Dubois. Il gravit quatre à quatre les différents échelons qui l'amènent, fin 2008, à remporter la finale de « Graines de Toreros » et qui en font désormais un des grands espoirs de la tauromachie française.
Le jeune homme écoute les conseils d'un de ses professeurs, notamment le Matador de Toros Gilles Raoux, participe à de nombreux tentaderos. « C'est une chance d'être là ! » me confiait-il dimanche dernier alors qu'il venait de toréer de second trois vaches de « Tierra d'Oc » chez l'ami Damien Donzala. Et derrière qui ? « Juan Bautista » s'il vous plaît... Une chance, oui, mais qui se mérite. Car si les liens d'amitié qui unissent Gilles Raoux au Maestro Arlésien sont connus de tous, et favorisent ces opportunités, il n'est ni commode ni franchement relaxant de passer derrière une des meilleures mains gauches du moment, et face à un public toujours plus choisi. On ne tiente pas forcément de façon plus détendue quand les directeurs des arènes d'Arles ; Nîmes ou Mont-de-Marsan sont dans l'auditoire... La pression n'est pas la même.
Mais Mathieu s'accroche. Il ne quitte pas des yeux le modèle et, quand son tour est venu, reproduit, au mieux les enseignements tirés de ses observations. Et tant pis si la vache s'est un peu décomposée après cinquante muletazos donnés par le maître. Il insiste et ça passe... Parce que ça doit passer, parce qu'il l'a décidé, parce que c'est le prix de sa passion, celle qu'il doit à ses parents.
« Mateo Julian » fera le paseo dans les arènes de Barcelona le 7 juin prochain sur les coups de 18 heures. Il alternera à cette occasion avec Francisco Hidalgo et Jonathan Dublin de Barcelona ; Ángel Puerta de Guadalajara ; Miguel Cuartero de la "Fundación El Juli" ; Álvaro Gil de Sevilla et Paco Velázquez du Portugal, devant du bétail de Manolo Vazquez. L'évènement est quasi historique : C'est la première fois qu'un français se présentera ainsi dans ces arènes mythiques, et il nous vient d'Oyonnax, dans l'Ain. Tout ça pour avoir rêvé, un jour, de toucher une muleta....
Laurent Deloye "El Tico" |