Les absents ont eu tort : La course la plus intéressante du cycle cévenol se sera courrue devant un parterre discret. Les novillos d'Alain Tardieu ont donné du jeu, le sorteo ayant attribué à chacun des deux toreros en piste un "bonbon" et un plus compliqué. Et comme souvent, ce sont les bonbons qui font la différence.
Juan Duque : Le pensionnaire de l'Ecole Taurine de Madrid eut tout d'abord à composer avec un novillo querencioso, développant de la violence et un soupçon de genio qui le mirent à l'épreuve et lui causèrent même quelques désagréments vestimentaires lorsqu'il se fit accrocher en un endroit que la pudeur m'empêche de dévoiler sur ces pages. Vaillant, il repartit au combat et fut récompensé de son courage par une vuelta. Devant le troisième, plus facile, le colombien eut du mal à varier son répertoire et se lança dans une succession de passes sans grande transmission. Vuelta / Silence
Mateo Julian : A livré une de ses prestations les plus abouties face à son bon premier. Son large répertoire, étonnant pour un si jeune torero tant à la cape que muleta en mains lui permirent de tirer la quintescence d'un bon novillo qui ne demandait que ça. Mais il fut encore plus convainquant devant le compliqué dernier, supérieur de trapio et qui demandait à être toréé. Dans un registre plus sérieux et maîtrisé, il parvint également à s'imposer. Seul bémol : Un échec aux aciers par toro avant une belle lame concluante. Oreille / Oreille.
Laurent Deloye "El Tico" |