Photo : Daniel Chicot
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Rafaelillo (vert et or) fut propre à la cape, conduisant son toro par larges capotazos efficaces. Il le mena ensuite pour une unique rencontre avec le cheval lors de laquelle il s'endormit quelque peu. Muleta en main, il tenta d'abord de gérer le vent mais en prime un toro qui n'humiliait pas et donnant sans arrêt de violents coups de tête. Quelle souffrance. Mais, habitué à ce genre de difficultés et disposé à profiter de chaque opportunité donnée, Rafaelillo réussit peu à peu à lui extirper quelques naturelles très respectables. Une demie-lame plate et descabello.
Il dut tenir le rythme de son insatiable second qui lui aussi se retournait plus vite que son ombre. Après une première pique en poussant pas mal et une seconde plus légère, il fit saluer son banderillero pour deux poses des palos parfaites: J. Mora Manzano. Muleta en main ce toro garda biensur son défaut tout en obéissant bien au leurre. Qualité que Rafaelillo exploita grâce à un toque parfait et un ligazon communicatif à droite. Ce toro se révélant peu à peu le meilleur de la tarde, Rafaelillo redoubla de courage sans prendre en compte quelques avertissements et bousculades, il approfondit les passes à chaque occasion donnée, profitant d'un adversaire transmittif et humiliant énormément. Une bonne entière, deux oreilles et vuelta al ruedo pour ce toro.
Sergio Aguilar (rouge et or) s'évertua à la tauromachie classique à la cape et se posa sur quelques véroniques bien entamées. Après deux piques en poussant fort il s'engouffra dans la muleta du torero qui s'imposa d'entrée par doblones ressentis, malgré les retours instantanés de ce toro. Cependant, toujours précisément replacé et usant d'un toque imposé exactement au bon moment, il parvint à le contraindre à son rythme, malgré un adversaire toujours plus avisé au fil des minutes qui bondit plus qu'il n'embestit et se révéla impossible à gauche, mis à part deux ou trois naturelles adroitement volées au passage. Une bonne entière.
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