Son second prit une première pique en poussant sur une corne puis une deuxième de plus loin en poussant mais par a coups. Muleta en main Camille put se confier d'avantage sur le côté droit face à ce toro qui se révéla le plus compliqué, marqua plusieurs hésitations auxquelles son torero répondit par un placement toujours plus près, toujours plus croisé. C'est à droite qu'il put le plus exposer sa tauromachie, se relâchant sur quelques notes de bonne facture. Courageux au possible, il réussit durant un instant à en faire autant à gauche, saupoudrant le tout de quelques plaisants détails. Dommage qu'il pincha, le tuant finalement d'une entière. Applaudissements.
Marc Serrano (bleu turquoise et or): Son toro se révéla bon sous le fer, poussant bien lors de la deuxième rencontre. Muleta en main il le reçut très par le bas avec beaucoup d'entrega. Il le toréa ensuite à droite avec une douceur apaisante, sous le déluge, profitant du bon comportement de son toro pourtant assez arrêté. A gauche, une par une, il tenta finalement de lui arracher quelques passes en dilettante, dominant finalement son sujet. Un pinchazo, une entière, un descabello. Une oreille.
Son second poussa fort sous le fer de Jacques Monnier. Il fut ensuite élégant en cet entame de muleta. Usant d'un toque ferme, il contrôla les charges parfois répétées de ce toro se laissant dans le leurre. Mais cela ne dura qu'un temps puisque ce dernier partit finalement aux planches. Après un accrochage Marc Serrano chercha une émotion qui ne vint plus. Une entière. Applaudissements.
Julien Miletto (blanc cassé et or) réalisa quelques véroniques hors du temps avant de mener son premier pour une pique en poussant bien sur une corne. Il lui servit ensuite deux delentales et une demie véronique à souligner puisque dignes d'un artiste tel que Morante. Ensuite il débuta fort bien à la muleta, avec la douceur qui le caractérise et un temps approprié à ce toro. A gauche il dût toujours terminer le muletazo la muleta très en bas. Très volontaire, il essaya toutes les combinaisons possibles avec ce toro sans vices mais lourdaud. Un pinchazo, une entière. Une oreille.
Fut volontaire et posé à la cape malgré quelques tendances du toro à se coller à gauche. Lors de la première pique ce dernier renversa la cavalerie ainsi que Gabin le picador, violemment secoué. Ceci n'empêcha pas le torero de remettre son toro par deux fois au cheval, d'un distance supérieure. Et il eut raison puisque la bravoure de ce toro dans le peto ravit le public. A la muleta il démarra par deux statuaires figés puis révéla à droite un bon toro à force de sollicitations opportunes et de replacements bien évalués. Julien comprend vite et bien, "il les voit clair" comme on dit dans le jargon taurin. Il sut donc profiter d'un adversaire transmittif mais pas si évident puisqu'il fallut le toquer franchement pour ne laisser aucune place au doute, et surtout aguanter les regards hésitants, ce qu'il fit avec panache. Une entière. Descabello. Vuelta posthume au toro. Oreille. |