Morenito d'Istres souligna son enthousiasme par deux largas de rodilla. Après l'intervention de Mateo Julian sur un bon quite par farols inversés, Morenito d'Istres fut volontaire face à un becerro sans mauvaises intentions mais nécessitant d'avantage d'espace. Sa charge donc rapidement raccourcie, il fallut le toréer de près, une par une et sans lui avancer la main. Une bonne épée. Salut aux tiers.
Mateo Julian réalisa une excellente réception de cape, posant les véroniques avec assurance et une technique déjà affinée, rématant le tout d'une demie véronique délicate. Muleta en main il débuta avec une extrême douceur, laissant de l'espace et une trajectoire aisée à son bon adversaire. Allongeant les passes dans une vraie profondeur, toujours prêt pour la suivante, la muleta là où il faut. Malheureusement au fil des séries il coûta au becerro d'humilier suffisamment. Une atravesada, une entière. Une oreille.
Dorian Dejean : Moins expérimenté mais tout aussi volontaire, il fut propre à la cape. Seulement, la faiblesse de son adversaire lui posa quelques difficultés. Il chercha néanmoins à garder toujours une certaine distance de manière à ne pas trop l'étouffer, en vain. Dorian laissa tout de même entrevoir de belles manières. Deux pinchazos, une demie lame. Salut aux tiers.
Le prix du meilleur novillero fut légitimement attribué à Mateo Julian.
Marie Barcelo |