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Au sortir de cette chaude novillada de Saint-Sever bon nombre d’aficionados y compris le ganadero
Don Jose lui même, enrageaient contre les picadores qui, une fois encore, ont changé la face sympa
que prenait la course. Six ESCOLAR GIL, bien présentés, nobles, braves (palme au quatrième
honoré d’une vuelta al ruedo) auraient du laisser beaucoup plus d’oreilles aux mains parfois
inexpertes de leurs vis à vis …
A ce stade on comprends difficilement pourquoi les hommes au castoreno abusent de leur lance dès
le premier assaut sans doser utilement le châtiment ?
Face à ce matériau idéal Alejandro PARRALO (silence après avis et oreille) restera bien peu confiant
face à son noblissime premier et la faena stationnera en dessous des possibilités offertes. Les lames
se succèdent le puntillero en ajoute et le novillo est ovationné. Beau novillo reçu sans confiance, son
second, ira prendre deux puissantes piques administrées loyalement par Jose Manuel TIRADO puis
sera entrepris en gestuelle parfois belle mais sans véritable domination du sujet. La lame est une fois
encore irréelle mais le Président Gaudin accorde généreusement un trophée.
Le quatrième novillo, différent morphologiquement de ses congénères, sera fort élégamment entrepris
par Patrick OLIVER (oreille après avis et blessure) puis sortira quelque peu fléchissant des piques et
la faena, brindée au public qui garnissait seulement un tiers des arènes, débutera avec classe. Làs en
fin de parcours le novillo infligera une voltereta au jeune garçon qui sera évacué vers l’infirmerie avec
un puntazo dans le cou. Interrogés les responsables pensaient qu’aucune veine ou artère n’avait été
touchée mais ont préféré envoyer Patrick vers l’hôpital de Mont de Marsan. Sage mesure.
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C’est donc le bel Alejandro qui sera chargé d’en finir ce qu’il fera mal comme à son habitude actuelle. Son premier sera reçu sans conviction puis, peu à peu, le poulain d’Olivier Barrachart prendra confiance, fera jouer la musique pour de jolies séries gauchères allurées avant de conclure maladroitement.
Très certainement le moins expérimenté mais en tout cas le plus « pur » de cette chaude après-midi,
Mario DIEGUEZ (vuelta après avis et silence après deux avis) interviendra magnifiquement au capote
face à ses deux adversaires. Sa première faena ternie par deux forts, trop forts puyazos, restera
assez timide mais o combien naturelle. La fin de vie du splendide novillo est à conserver dans les
têtes tant elle fut émotionnante. On retrouvera encore le naturel, ce garçon ne sait pas encore truquer
heureusement, au cours de sa seconde faena face à un autre novillo beaucoup trop châtié. Le bel
animal refuse de quitter la vie sans combattre magnifiquement. La race quoi !
Pierre Charrain
Reportage photographique : Roland Costedoat 
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