Ce n'était pas le jour de Luis Bolivar... Il commença (et termina) sa première faena sous les sifflets, le public considérant son adversaire comme invalide.. Avec raison d'ailleurs, mais il était trop tard pour en changer. Le cinquième du jour est tombé à sa sortie du toril, une patte arrière brisée. Le sobrero du même fer s'arrima joliment sur une unique pique, mais se révéla ensuite sans race, passant sans conviction et cherchant à tout moment à se réfugier aux planches. Dépité, Bolivar l'acheva d'une vilaine atravesada et d'un descabello. Sifflets (présidence) / Applaudissements après 2 avis.
Mehdi Savalli a touché le meilleur lot, ou plutôt le moins mauvais. Après avoir mis le feu aux étagères sur une porta gayola et deux largas de rodillas, l'arlésien poursuivit dans l'alegria aux banderilles, mais dut composer muleta en main avec la charge chaloupée de son faible adversaire. Au terme d'une faena engagée, il perdit un trophée avec les aciers. L'ultime de l'envoi semblait pouvoir tenir, mais il se décomposa alors que Mehdi avait les clefs d'un beau succès en main. Une entière et trois descabellos furent nécessaires pour le coucher. Salut / Oreille après avis
En matinée, seuls les deux élèves de l'Ecole Taurine de Béziers Méditerranée ont joué le rôle que l'on attend de jeunes toreros sans picador. Ils se sont jetés dans la bataille, certes avec leurs défauts, mais avec envie et ont fait honneur à leur école. La seule oreille a été coupée par "Santi Mario", "Dorian" étant déclaré triomphateur de la matinée. L'encierro de Robert Margé s'est révélé intéressant, le quatrième (Sanri Mario) étant primé d'une vuelta al ruedo.
Reportage photo de la Novillada : 