
Photo : Archives El Tico |
Le solo du 5 juillet dernier n’en a pas fini de faire couler encre et
salive … Pensez donc, José Tomas seul contre six toros de
Victoriano del Rio, El Pilar et Nunez del Cuvillo, dans les arènes de
Barcelone ! Lesquelles n’en finissent pas non plus de faire parler
d’elles. Cette semaine, une association a présenté au Parlement
catalan 180000 signatures recueillies dans le souci d’interdire les
corridas en Catalogne. Et aussi paradoxalement que cela puisse
paraître, les arènes de Barcelone, la fameuse Monumental, ont fait
le plein complet ce 5 juillet. Il y avait certes bon nombre
d’aficionados français, mais aussi et sans doute surtout, toute une
intelligentsia catalane, les faiseurs d’opinion en tête. Et tout le
monde s’est retiré ravi du spectacle fourni par José Tomas. Qui
obtint cinq oreilles en six toros .
Il faut certainement rappeler que José Tomas a remis en scène les
prestations de Paco Ojeda, qu’il a repris à son compte. Avec en plus
une émotivité réelle, due à ces gestes fous qui le conduisent à se
faire prendre par le toro. Le spectacle de Barcelone n’a pas failli à
cette régle : face à un public tout acquis à sa cause, Tomas s’est
fait bousculer à deux reprises, sous les Aie et les Ooh. Pour le reste,
José Tomas, le torero le plus cher du moment, avec des contrats
qui varient entre 300000 et 500000 euros par course, s’est montré
égal à lui-même. Des passes ultra serrées, des cites dans le dos et
un aguante exceptionnel. Car il faut rendre à César ce qui lui
appartient : il est capable d’arracher des passes au toro le plus
récalcitrant. Comme ses deux Nunez del Cuvillo, faibles et qui ne
voulaient pas jouer au jeu de la muleta.
|