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jean louis lopez

Des irréductibles catalans…

 

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La bien nommée Feria du Toro de Céret constitue un motif de réflexion pour chaque aficionado. Qu’il ait ou non assisté au traditionnel cycle, intervenu cette année entre le 11 et le 12 juillet. On sait que les organisateurs, l’ADAC, avec à sa tête l’étonnant président Jean Louis Fourquet, songent d’abord à présenter des lots de toros qui correspondent à des encastes en voie de disparition, ou qui n’ont plus la faveur des empresarii et des toreros. C’est ainsi que cette année, on a pu voir fouler le sable des arènes cérétanes des toros de Assunçao Coimbra, d’origine Parladé et Santa Coloma, celle de Coquilla avec les novillos (sic) de Sanchez Fabrés, d’origine Santa Coloma.

A ces origines pures, l’ADAC a réussi à obtenir des éleveurs une présentation irréprochable de leurs pensionnaires. Et c’est ainsi qu’on a pu apprécier un trapio fabuleux et des armures impressionnantes pour chacun des toros.

A une ou deux exceptions prés, la bravoure a largement pris le pas sur la noblesse pour les toros de la Feria et on a assisté à des tercios de piques remarquables, la suite de la lidia étant plus aléatoire. Le vétéran Carlos Escolar Frascuelo s’est battu comme un beau diable, Fernando Cruz et Morenito de Aranda, Fernando Robleno, Sergio Aguilar et David Mora aussi. Quant aux novilleros, qui durent en découdre avec des Sanchez Fabrés impressionnants, on put goûter au talent du jeune Fenando Tendero, et à un degré moindre à celui de Mario Aguilar et Javier Cortés.

Mais les vainqueurs de la Feria ont été incontestablement les toros . On se demande d’ailleurs si le public cérétan accorde le plus petit intérêt aux prestations des toreros. Une seule oreille a été accordée, durant toute la Feria, et c’est Robleno qui en bénéficia.

Le but annoncé de ces corridas étant la défense et l’illustration du toro de lidia, on peut affirmer que le succès a été total. Les spectateurs étaient venus dans cet objectif, et non celui de voir des figuras combattre des petits toros dits de garantie.

Ceret n’est pas la seule plaza a afficher ces louables intentions : Vic Fezensac ou Alés possèdent les mêmes. Mais à Ceret, on a une obligation …catalane. Quand on connaît les manœuvres entamée à Barcelone pour obtenir l’interdiction des corridas, quand on sait que la plaza d’Olot, autre fief catalan, est fermée, il ne reste que Céret en Catalogne pour défendre la Fiesta. Raison de plus pour que toute l’aficion se batte pour que la Feria du Toro subsiste  Et après l’édition 2009, elle en prend bien le chemin.

Jean-Louis Lopez

jll

 

 

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