à la tribune de Philippe Heyral dont le nom symbolise une grande Histoire hexagonale de la pique, et surtout aucun piquero, aucun torero.
Avant une mention spéciale à André Viard dont le dernier opus Terres Taurines numéro 19 était consacré à ce fameux premier tiers, matador de toros, juriste, journaliste reconnu : une absence injustifiée.
Un proverbe espagnol énonce « lo que pago manda » soit en substance celui qui paye commande. L’aficionado paye sa place, l’empresa paye les toros et les toreros et les toreros payent leur cuadrilla…Si le sujet n’était pas sérieux, cela pourrait tourner à la comptine enfantine, d’où l’idée d’une véritable table ronde loin des colloques et autres conférences débats qui débouchent depuis plus d’un demi siècle sur de bonnes résolutions rarement appliquées.
La chronicité de la maladie du premier tiers est bien connue, soyons donc pragmatiques. Certains remèdes sont déjà appliqués et cocorico, ont commencé en France pour exemple la mobilité, la qualité du dressage pour les chevaux de piques qui ont quitté le statut d’hippoimmobile.
Adoption possible d’un matériel de pique nouveau « soit une pique à butoir en forme de citron avec un cône d’acier à la place de la pyramide » (Alain Bonijol) qui permettrait le castigo sans la destruction du toro.
Rôle des clubs d’aficionados pour déjà communiquer auprès de leurs membres ( 10% des aficionados sont intéressés par la pique) et éventuellement proposer des récompenses bien au-delà des corridas-concours, quite à proposer un fonds commun financier inter clubs.
Rôle de la CTEM en définissant le type de sa plaza de une ou deux piques, rôle du vétérinaire dans le palco pour déterminer la pique supplémentaire selon l’état physiologique du toro.
Présidence professionnelle et indépendante avec échange des palcos inter plazas.
Attributions des trophées au torero en fonction de la prestation du piquero pour tordre le cou à cet autre proverbe : « ce n’est pas le piquero qui fait couper les oreilles ». |