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Etrange rendez-vous |

Généralement le lundi de Pâques en plaza d’Arles est réservé aux cartels de lujo. Pour mémoire un de ceux-ci fut Enrique Ponce, Joselito, José Tomas, mais quid de l’élevage ?
Le 9 avril 2007, les Piedras Rojas, pensionnaires de la Vallée du thym, Mas de l’Ilon, se présentent en corrida de toros avec leur patron Patrick Laugier. Le meneur de la revue, le plus médiatisé étant sans contexte ce fameux burraco n°16 Peleador, de nom et de caractère.
L’encierro programmé à Arles aurait pu largement traverser les Pyrénées et peut-être arriver au centre de l’Espagne dans un célèbre Cosso. Devant eux, deux guerriers patentés El Fundi et Lopez Chaves. Julien Miletto confirmera son professionnalisme et sa détermination à l’occasion de cette course (présentation de matador de toros en Arles) pour ceux qui doutaient encore.
L’hétérodoxie des reseñas, le télescopage des analyses de cette tarde laissent rêveur. Au-delà des synthèses plus au moins alambiquées, faisons simple : six toros qui ne tombent pas, pitons intacts, au moral varié mais avec du piquant, ont fait passer beaucoup d’émotion.
Beaucoup plus que certains rendez vous convenus avec des toritos tontos, faibles à la noblesse imbécile que l’on voit couramment de nos jours, ne justifiant que des pluies d’oreilles et de queues…
Etre éleveur est une folie, se mettre devant les toros également mais une vraie tarde de toros comme celle là n’est-elle pas la réponse la plus forte et la plus adéquate aux menaces des protectarts sur la corrida.
Il y a très longtemps les apéritistes (ceux qui aiment le contenu) et les apéritiristes (ceux qui aiment le contenant) se sont mis d’accord pour leur plus grand plaisir.
Puisse l’aficionado le réaliser également. La gageure d’une course torista réussie avec des toros d’origine Marquis de Domecq n’est ce pas un grand clin d’œil du principal personnage de la Fiesta : Le Toro.
Etrange rendez vous avez-vous dit ?
Avril 2007


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