Argument évoqué : bottes en caoutchouc sales risquant de maculer la moquette.
Croyant de prime abord à une équipe de la caméra cachée, je lui expliquai que mon chaussage, malgré son aspect rural, était propre.
Conclusion : il me fut impossible de rentrer pour la deuxième partie de ce colloque.
Que de luttes syndicales et politiques pour permettre l’accès à la culture pour la plèbe, voire la ruralité, furent sacrifiées ce jour à cause du produit phare de St Maclou !
Encravaté, encostardé, ensoulierciré, le cheveu gominé, soit ma deuxième tenue vestimentaire m’accompagna à la Grande Halle pour assister à la publication des cartels par l’empresa Luc Jalabert.
Je vous conseille d’ailleurs ce type de plumage pour charmer les cerbères (1) féminins du théâtre municipal d’Arles, sachant que la programmation 2010 laisse présumer des moments inoubliables et envoûtants comme « J’attends mes lokoums chez le kuofor » ou « Toi tu serais une fleur, moi je serai un cheval ».
En n’oubliant pas bien sur de consulter la météo.
La dernière représentation du roman les Noirs de Patrick Espagnet interprété d’une manière vibrante et profonde par Maxime Leroux dans ce même endroit, restera l’excellent souvenir que je garderai de ce lieu culturel.
Pour le reste : ces bottes sont faites pour marcher…
Jacques Lanfranchi
3 février 2010
1) cerbère : chien à trois têtes qui gardait les Enfers.( Mythologie grecque)
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